One.

One. ✖
_____Kea Galloway, 17 ans ; je viens d'emménager à Little Creek, avec ma mère, mon beau-père Sam, et mes demies s½urs, Lynn et Alison. Nouvelle ville, nouvelle maison, nouveau lycée, des voisins, pas d'amis, pas de copain... Génial. Les cours ont déjà commencé depuis deux mois dans mon nouveau lycée, mais je n'irais qu'à partir de Lundi ; le temps de m'installer un minimum. J'installerais ma chambre un peu plus tard, pour l'instant j'ai juste besoin de marcher un peu. Ma mère qui était dans sa nouvelle cuisine ne remarqua même pas ma sortie.
Dehors l'air était frais, et sentait l'herbe et la terre mouillée. Ca changeait de la pollution de la ville. Vue de dehors ma maison n'était finalement pas si mal ; grande, deux étages plus cave et grenier, jardin à l'avant avec un portillon blanc. La maison était blanche elle aussi, sauf au niveau des fenêtres, du toit et de la porte d'entrée qui eux était foncés ; presque noirs.
Mon Ipod dans les oreilles, j'avançais ; sans vraiment savoir où j'allais. Mes pensées m'avaient rattrapées, et je ne me souciais plus du monde extérieur ; j'étais dans ma bulle. Enfin, jusqu'à ce qu'un idiot vienne me rentrer dedans.


_ Hey ! Tu peux pas faire attention ?? me lança-t-il.
_ Désolée. Lui répondis-je sèchement.

_____Il est gonflé, c'est lui qui m'avait rentré dedans ! Je ne chercha pas plus loin, je venais juste d'arriver, c'était pas le moment de me faire remarquer ; j'ouvrirais ma bouche plus tard. Je regardais autour de moi ; j'étais sans trop savoir comment, arrivée dans un parc. Enfin, si on peut appeler ça comme ça ; il y avait des arbres, de grands arbres en feuilles mal grès la saison ; et un peu plus loin un saule pleureur bordé par une rivière. Je m'arrêtais pour contempler ; c'était... Beau ; mais pas seulement. Ce lieu avait quelque chose... Je ne saurais dire quoi, mais c'était quelque chose qui m'attirait. J'allai me poser sous l'arbre ; je somnolais, et je dus m'endormir, car se fut le froid qui vint me réveiller. Il était peut-être l'heure de rentrer. 17h00 déjà, j'avais passé deux heures ici à dormir, et mes cartons n'étaient pas défaits ; j'allais encore me faire engueler. Je commençais à courir, pour rejoindre ma maison ; j'y allais au feeling. J'avais un bon sens de l'orientation, c'était assez pratique, et mes intuitions m'aidaient beaucoup, elles se révélaient justes la plupart du temps. J'arrivais chez moi au bout d'un quart d'heure ; essoufflée, et pour rien en plus. Ma mère n'était même pas à la maison. Sa voiture n'était pas là. Si j'avais sut, je serais restée encore un peu là bas. J'avançais jusque sous le porche, et cherchais mes clés dans ma poche... Qui n'étaient pas là d'ailleurs. Et merde ! Merde, merde, et merde ! Elles avaient dut tomber de ma poche quand l'autre abruti m'a rentré dedans. Tsss, la poisse. Si je les retrouve pas ma mère va me tuer, au sens propre ! je décidais de refaire mon chemin dans le sens inverse pour essayer de les retrouver. J'avais mémorisé le chemin que j'avais parcouru. [ ... ] Une heure plus tard, j'avais fais deux fois le même chemin dans tous les sens, sans grand succès. J'étais toujours sans clés... Merde. Je marchais tout en fixant me pieds jusqu'à chez moi. A l'arrivée, je percutai quelqu'un.

_ Excusez-moi ; m'excusai-je en relevant la tête.

_____Manquait plus que ça ! C'était l'abruti de tout à l'heure. Qu'est ce qu'il me veut ?

_ Euuh... C'est toi Kea Galloway ? me demanda-t-il hésitant.
_ Oui, qu'est-ce que tu veux ? Et puis comment tu me connais ? lançais-je, méfiante.
_ T'as oublié ça tout à l'heure, me dit-il en me tendant mes clés.

_____Stupéfaction totale. Merci mon dieu.

_ Merci ! J'avais peur de les avoir perdues !
_ Euh de rien ; me répondit-il embarrassé.
_ Mais comment t'as sut où j'habitais ? Lançais-je de nouveau sur mes gardes.

_____Il me montra un cadre accroché à mes clés, il y avait dessus écrit mon nom et mon adresse en lettres dorées. Han mais quelle conne, j'aurais dut y penser.

_ Ah oui, c'est vrai, excuse moi ; lui dis-je confuse.
_ Y a pas de mal. Bon bah... Salut.
_ Euh ouais salut.

_____J'eu à peine le temps de lui dire au revoir, il était déjà loin. Pas très commode le gars mais bon, plutôt pas mal, alors ça va, je lui pardonne. [ ... ]
Lundi matin, 7h00. Ca y est, l'enfer va officiellement commencer. Les cours, les profs, les merdeux et leurs poupées gonflables, tous les regards braqués sur vous, parce que vous êtes « la nouvelle », le nouveau jouet, c'est insupportable. Mais j'y passerais, et je laisserais couler, comme à chaque fois. J'allai prendre une douche, et enfilai vite fait un jean, un tee-shirt, une veste et des converses, mon sac et c'est partit. Un rapide « bonjour » en descendant les escaliers, que personne ne remarqua bien sûr ; j'ai l'impression d'être invisible ici. Ecouteurs dans les oreilles, je traçai tout droit jusqu'au lycée. Il n'était qu'à un quart d'heure à pied de chez moi. [ ... ] En rentrant, une femme me donna mes livres, ma classe, mon emplois du temps et tout le toutim. 1ère L3 ; professeur principal : Monsieur Lincher, professeur d'histoire ; premier cours : français, en B010 avec Mme Dubois. En me rendant jusqu'à ma salle, quelqu'un me percuta et fit tomber mes livres.


_ Désolé, s'excusa-t-il.

# Online seit Samstag, 07. November, 2009 um 12:41

Geändert am Samstag, 21. November, 2009 um 11:04